L'histoire du jeu de rôles est indissociable de celle de
Dungeons & Dragons. Depuis 1974, le "premier des jeux de rôles" a su aussi rester
le jeu disposant du plus grand public. Le plus joué, le plus vendu,
D&D affole les chiffres et alimente les débats à chaque nouvelle édition. Malgré ses détracteurs, malgré les campagnes de dénigrement,
malgré les nombreuses évolutions de ses concurrents, D&D a survécu à près de trente-cinq années d'existence du loisir, pratiquement sans
prendre une ride.
Aujourd'hui, c'est la
quatrième édition qui déboule sur les étals, en
respectant une formule bien rodée : un triptyque d'ouvrages de base
laissant pour plus tard les descriptions approfondies d'univers. Cette
nouvelle version concilie en quelque sorte la modernité et un retour
aux sources du système. S'appuyant en version originale sur un support
en partie numérique, D&D Insider, elle fait la part belle aux
figurines et aux affrontements tactiques. Souvent utilisé comme base
dans des jeux vidéos, D&D a cette fois repris certaines des recettes
de ce médium : jouabilité, stéréotypes et facilité de prise en main
sont donc au programme de cette nouvelle édition.
Comme un bonheur ne vient jamais seul, cette quatrième édition a connu
une sortie simultanée dans la langue de Molière, oeuvre de l'éditeur
Play Factory et de l'équipe de traduction Kaneda, déjà connue pour ses
traductions irréprochables de
Warhammer et de
D&D3. Elle a aussi
entrainé l'apparition d'un nouveau magazine dédié, intitulé
Dragon
Rouge. Tout semble donc réuni pour qu'encore une fois, une édition de
D&D façonne le paysage rôlistique.
Pour finir, impossible de parler de D&D sans avoir une pensée pour
l'un de ses créateurs,
Gary Gygax, décédé le 4 mars dernier. Où qu'il soit, qu'il se rassure : sa création lui survit, et amènera encore bon nombre de joueurs autour des tables de jeu. Thank you, Gary !