
 |
quand le jdr renoue avec la figurine
Les archéologues le savent bien, le jeu de rôle a divorcé du
jeu de figurines quelque part au début des années 90. Dès lors,
les deux milieux s'éloignent graduellement,
et finissent par se séparer par consentement mutuel. Pour finir,
les jdr ne proposent plus de règles pour figurines et la presse
spécialisée doit
choisir son camp.
Il faut attendre 2005 pour voir les gros éditeurs de jeux de figurines
renouer avec le jeu de rôle. Chez Games
Workshop, on choisit de s'allier
avec les spécialistes de Green
Ronin pour ressusciter Warhammer.
Dans l'Hexagone,
Rackham décide
d'embaucher des vétérans de Multisim et
privilégie le développement
interne pour réaliser son premier jeu de rôle : Cadwallon.
Cadwallon pourrait être "un autre jeu de rôle médiéval-fantastique",
mais le choix est fait de relever certains défis. D'une part, il
faut adapter et développer l'univers d'Aarklash qui comprend déjà de
très nombreux fans à travers Hybrid, Confrontation et Rag'Narok.
D'autre part il faut réaliser un jeu de rôle qui intègre
les figurines au coeur de son système
tactique : une première !
Interview avec Sébastien
Célerin,
responsable d'édition chez Rackham.
Le projet
 |
Grog : En quelques phrases, peux-tu nous présenter
le concept et l'univers de Cadwallon ?
Sébastien Célerin : L'univers de Cadwallon est celui
des jeux de figurines Confrontation, Rag'Narok et Hybrid : Aarklash. Il
s'agit d'un monde déchiré par des guerres que se livrent
des nations sous l'influence de dieux sans scrupules. Dans cet univers,
il existe toutefois des zones franches qui refusent ce conflit. Cadwallon
est l'une de ces cités indépendantes. Cadwallon s'appuie
sur une gamme de figurines désormais célèbres : plus
de mille combattants ont été proposés à ce
jour (2006) ! C'est pourquoi le jeu est écrit avec le parti pris
d'utiliser des figurines. Il est toutefois jouable sans. Notre idée était
qu'il est plus facile de les laisser de côté que d'avoir à se
demander comment interpréter une règle avec.
Cadwallon n'est toutefois pas un D&D Miniatures ou un HeroQuest ou même
un mode RPG pour Hybrid. Il s'agit d'un vrai jeu de rôle. Les scènes
de roleplay sont bel et bien là. Et les figurines sont alors absentes,
jusqu'au moment où quelqu'un, PJ ou PNJ, s'énerve ! Tout le monde
est excité par l'idée d'explorer un bâtiment ou une caverne,
de prendre un PNJ en filature, etc. Tout le monde a horreur qu'un personnage
se téléporte dans une scène. Les figurines sont des outils
qui facilitent la gestion de telles situations.
Grog : Peux-tu nous dire comment est née l'idée de Cadwallon,
le jeu de rôle ?
Sébastien Célerin : Le créateur d'Aarklash,
Jean Bey, est un joueur de jeu de rôle. Il se passionne pour
les figurines depuis toujours. Il a travaillé chez Games
Workshop avant de fonder Rackham avec
Raphaël Guiton, passionné de figurines comme lui. Jean
Bey rêvait d'un univers original qui se déclinerait
sur de nombreux supports ludiques. Confrontation est né de
cette envie. Rackham s'est
développé pour permettre à ce rêve de
se réaliser. Aujourd'hui que les figurines envahissent tous
les secteurs du jeu spécialisé, il était temps
pour Rackham de
lancer son jeu de rôle avec figurines dans son univers. |
Grog : Cadwallon est-il totalement indépendant de
Confrontation ? Les suppléments Confrontation seront-ils nécessaires
pour trouver les informations sur l'univers ou ces informations seront-elles
reprises dans la gamme Cadwallon ?
Sébastien Célerin : Cadwallon est une gamme
nouvelle, dans le même univers mais totalement indépendante.
Ceux qui connaissent déjà le livre univers de Rag'Narok
retrouveront des informations dans la gamme Cadwallon car nous avons
souhaité parler au plus grand nombre. Tous ceux qui seront
séduits par Cadwallon seront totalement autonomes avec le
Manuel des joueurs qui est en fait le livre de règles. Nous
l'avons appelé Manuel des joueurs afin qu'il soit clair que
tout joueur est en droit de savoir ce que contient ce livre. Un autre
volume dédié au MJ sort cet automne. Ce Guide du MJ
se nommera Secrets. Ceux qui joueront à Cadwallon avec
des figurines Confrontation auront l'occasion d'essayer ce jeu d'escarmouche
et Rag'Narok car toutes contiennent un profil pour ces deux jeux
de stratégie. Les règles d'initiation sont dans tous
les blisters de Personnage, c'est-à-dire de référence
portant un nom propre, comme Isabeau la Secrète.
La gamme
Grog : Quels seront les futurs liens de développement
avec le jeu de figurines ?
Sébastien Célerin : Les figurines et le monde.
L'intérêt pour le background est le point commun des
joueurs de jeu de rôle et de figurines, même s'ils en
attendent des choses différentes. Aujourd'hui encore, malgré la
publication d'un bimestriel, les fans de Confrontation nous en demandent
toujours plus. La richesse d'Aarklash est telle que nous ne pouvons
pas apporter des révélations pour tous les peuples à chaque
numéro. Cette demande sera comblée peu à peu
par des publications sur tel ou tel aspect d'Aarklash. On commence
par Cadwallon avec un contenu jeu de rôle. Il s'ensuivra d'autres
parutions plus générales sur les peuples d'Aarklash. |
 |
Grog : A quel type de développement doit-on s'attendre ?
Des suppléments
régionaux ? Une grande campagne ?
Sébastien Célerin : Après Secrets, une
campagne sera publiée en fin d'année. Il s'agit d'une
enquête sur une étrange vente d'artefacts. Parallèlement,
la revue Cry Havoc proposera un contenu pour Cadwallon dans chaque
numéro. Cet été (numéro 11), de nouvelles
espèces sont introduites dans le jeu : géants, minotaures,
centaures et trolls.
Grog : Quels sont les suppléments déjà prévus
? Quel sera le rythme de parution de la gamme ?
Sébastien Célerin : Pour l'année
2006 :
Mai : Reversible Gaming Tiles Set A & B. Deux sets de
dalles de jeu pour représenter la ville basse.
Juin : Manuel
des joueurs.
Juillet : Cry Havoc 11, nouvelles espèces.
Juillet
: Reversible Gaming Tiles Set C & D. Deux sets de dalles de jeu
pour représenter la ville haute.
Septembre ou octobre : Secrets,
le Guide du MJ
Septembre : Cry Havoc 12, scénario original
Novembre ou décembre : Les Enfants de la fange, campagne.
Des figurines dédiées à Cadwallon sortent en outre
tous les mois.
 |
Grog : Les Reversible Gaming Tiles ne sont pas vendues comme
un produit spécifique à Cadwallon. La gamme connaîtra-t-elle
d'autres produits "génériques"
de ce type ?
Sébastien Célerin : Oui. Il existe un tas de jeux
de rôle aujourd'hui qui n'excluent pas les figurines. Ces plateaux
de jeu sont aussi faits pour eux. En outre, les commercialiser séparément
de Cadwallon permet à ceux qui n'envisagent pas de marier jeu de
rôle et figurines de ne pas avoir à supporter financièrement
ces dalles de jeu.
Grog : Des romans sont également prévus. Peux-tu
nous en dire plus ? Est-il prévu de décliner l'univers de
Confrontation à d'autres supports (BD, jeux vidéo, etc.)
? |
Sébastien Célerin : Deux romans sont déjà parus.
Celui qui accompagne Syd de Kaïber, La Faille de Kaïber, est
plutôt orienté Rag'Narok. Celui de S'Érum, Les Cendres
de la Colère, se déroule sous Cadwallon. Mathieu
Gaborit a écrit ces deux romans. D'autres sont prévus avec lui mais
aussi avec d'autres auteurs. Pour ce qui est d'autres supports narratifs,
nous avons en effet beaucoup d'envie. Des contacts ont été pris
dans la BD. Affaire à suivre donc…
Grog : Quand on pense à un jeu de figurines et à un
jeu de rôle,
on en arrive inévitablement à un succès comme Warhammer ou à des échecs
comme Technoguerrier.
Si l'on fait la comparaison avec Cadwallon, qu'est-ce que ces jeux t'inspirent,
ou au contraire ne t'inspirent pas ?
Sébastien Célerin : Technoguerrier,
tout comme Inquisitor, n'est pas un jeu de rôle à mes yeux
car les scénarios proposés
ne contenaient peu, voire pas du tout, de roleplay. Quant à Warhammer,
j'ai été stupéfait de constater que l'utilisation
des figurines était bâclée en quelques lignes dans
un encadré. Cela dit, les choix qu'ils ont faits pour les règles
de mouvement ne leur permettent pas de développer une dimension
tactique sur dalles de jeu vraiment intéressante. Les règles
de Cadwallon s'appuient elles sur des points d'action. Cela permet de simuler
différentes vitesses de déplacement tout en intégrant
la notion d'essoufflement des protagonistes.
Grog : Les rôlistes n'ont souvent plus le temps de peindre
des figurines. Des figurines prépeintes ou papier sont-elles envisagées
?
Sébastien Célerin : Pas
pour le moment. Les joueurs de figurines n'ont pas eux non plus le temps
de peindre leurs figurines. Certains n'en ont d'ailleurs pas l'envie. Ce
n'est pas grave. L'important, c'est de s'amuser ! Si je pense que les MJ
seront réticents à peindre des figurines avant chaque partie,
je crois que les joueurs n'hésiteront pas à peindre leur
personnage.
Le jeu et son système
Grog : Que devient le système si l'on choisit de ne pas
utiliser les figurines ?
Sébastien Célerin : Les
cases deviennent des multiples d'1,5 mètres. Les règles
de déploiement sont ignorées. Les autres règles
sont appliquées. Les points d'action de Cadwallon s'utilisent
tout à fait sans plateau de jeu. Ils sont là pour rythmer
la partie, garantir que tout le monde pourra parler autour de la table
(MJ compris). Ils sont matérialisés par des dés.
Ce système permet en outre d'initier les plus jeunes aux jeux
de rôle.
Grog : Le système de jeu propose quelques spécificités
comme les paris. Peux-tu nous en dire plus ?
Sébastien Célerin : En
jeu de rôle, il n'y a pas de plaisir sans prise de risque pour son
personnage. Cette notion a très bien été illustrée
par les augmentations des systèmes L5R et 7ème
Mer. Elle est présente dans Cadwallon car nous sommes beaucoup
dans l'équipe à avoir adoré cette règle dans
ces jeux. Nous n'avons pas d'échec critique car je pars du principe
qu'en jeu de rôle tout échec est critique. C'est d'autant
plus vrai sur plateau de jeu car on ne peut pas dire "on fait comme
si j'étais pas vraiment là et que ma chute n'était
pas si grave."
Grog : Cadwallon inclut-il une meta-intrigue ?
Sébastien Célerin : Oui, plusieurs en fait. Secrets
révélera des informations sur la Cité franche aux
MJ - et aux tricheurs qui y jetteront un coup d'œil ! Ce Guide du
MJ proposera en plus des révélations sur les informations
du Manuel des joueurs des intrigues à développer par les
MJ selon un format commun. Qu'est-ce qui s'est passé jusqu'à maintenant
? Qui sont les alliés des protagonistes ? Qui sont leurs ennemis
? Qu'est-ce qui va se passer maintenant que les joueurs ont créé des
personnages ? Ce supplément proposera par ailleurs des conseils
pour gérer les situations tactiques des pièges, des PNJ clefs,
des révélations sur la nature mystique de la cité (pourquoi
certains dieux ne répondent-ils pas aux appels de leurs fidèles
dans cette cité ?).
|
 |
Pas de langue de bois
Grog : A un niveau plus personnel, peux-tu nous parler de ton boulot
chez Rackham ?
Sébastien Célerin : Je
suis responsable d'édition chez Rackham depuis
septembre 2003. Mon travail consiste à trouver de nouveaux concepts
de jeux, de scénarios, d'articles, etc. et à les faire réaliser
par des concepteurs de l'entreprise ou des auteurs indépendants.
Ces projets doivent s'appuyer sur la volonté éditoriale de Rackham qui
repose sur des partis pris esthétiques forts. Je participe donc
activement aux projets. Mon rôle est celui d'un timonier. Je ne fixe
pas le cap à suivre, mais je m'assure que les choix de la direction éditoriale
soient concrétisés.
 |
Grog : Vous n'en avez pas marre de débaucher tout
le staff de Casus ?
Sébastien Célerin : Je m'y attendais pas à celle
là ! C'est donc le moment de dire la vérité, toute la
vérité.
Arnaud Cuidet collabore
au projet Cadwallon depuis le premier jour, en septembre 2003. On se remettait
de la canicule de l'été et on parlait de mon prochain boulot,
après Multisim.
Arnaud était déjà un concepteur de règles que
j'estimais pour son travail sur Nephilim
: Révélation, le système de combat de RétroFutur et
surtout sur les aides de jeu de Casus.
Je savais qu'il était un grand joueur de D&D.
Je me souviens lui avoir dit "faudrait un jdr tactique qui s'assume.
Tu crois pas que D&D serait
mieux avec la dimension figurine dans le bouquin de base ?" Et lui de
me faire remarquer que la figurine n'était pas le fond de commerce
de Wizards. Au fil
des mois, Arnaud s'est passionné pour Confrontation et son univers.
Lorsque le développement de Rackham a
exigé un nouveau rédacteur, on a proposé le poste à plusieurs
auteurs de Cadwallon, et c'est lui qui a eu le poste. On doit pouvoir dire
que je l'ai débauché. |
Hélène Henry a remplacé Ivo
Garcia (ex correcteur freelance et co-auteur de Guildes : El Dorado) au poste
de secrétaire d'édition. Elle a répondu à notre
annonce, comme beaucoup d'autres. On l'a recrutée car elle… venait
de Casus. Non, c'est pas vrai ! Il y avait beaucoup de candidats, mais Hélène
avait des compétences éditoriales, une expérience professionnelle
et l'envie de découvrir une logique éditoriale différente
de celles qu'elle connaissait déjà. D'autres collaborateurs
indépendants ont collaboré à Cadwallon pendant qu'ils
pigeaient pour Casus : Bruno Béchu, Damien
Desnous, Vincent Kaufmann,
Grégoire Laakmann, Willem Peerbolte, Franck
Plasse et Xavier
Spinat.
Il ne reste plus qu'à citer Ivo Garcia et Nicolas Raoult, mais eux
ils ne pigeaient pas pour Casus ! Sur notre prochain univers, on a aussi engagé Jean-Baptiste
"l'ogre-mercenaire" Lullien qui a beaucoup travaillé en
freelance… pour Casus. Jean-Baptiste est passionné par les robots et la technologie depuis des années.
Il développe AT-43 avec Jérôme Rigal.
Grog : Faire un jeu de rôle dans une société habituée à faire
du jeu de figurines, est-ce que ça te met la pression ?
Sébastien Célerin : Plus maintenant. La même question
il y a encore un an ou deux, quand la première date de sortie a été annoncée… et
je ne répondais pas à l'interview ! On n'était pas prêt.
Jean Bey l'a senti et il nous a donné les moyens d'avoir du temps,
en programmant la troisième édition Confrontation et son premier
supplément Dogs of War. Ces deux projets ont permis à toute
l'équipe (auteurs, illustrateurs, modélistes, peintre, sculpteur)
de terminer Cadwallon sereinement. En travaillant quelques mois de plus, on
aurait peut-être évité un court errata ou amélioré la
qualité esthétique de l'ensemble, mais faut bien s'arrêter à un
moment.
|
 |
Grog : Le chiffre d'affaires d'un jeu de rôle n'a rien à voir
avec la figurine. Est-ce que ça a été un problème
?
Sébastien Célerin : Non, pas du tout. Aarklash a
des fans dans 41 pays, en 5 langues. Cette réalité nous
a permis de mettre le paquet sur les visuels et le graphisme, en travaillant
avec des artistes reconnus depuis des années - Paul Bonner, Gary
Chalk et Paolo Parente - et des talents plus jeunes mais plus proches
des jeux aussi - Nicolas Fructus, Édouard
Guiton et Florent Maudoux. Et surtout, cela nous a permis de prendre notre temps,
en rémunérant les concepteurs en plusieurs fois : conception, premier
jet, réécriture, parution. Ce qui est très rare dans le
jeu de rôle. En outre, nous avons fait un jeu de rôle avec figurines
car nous sommes convaincus que les anglo-saxons notamment attendent beaucoup
d'une innovation dans ce domaine. Notre distributeur aux USA le croit lui aussi.
Cadwallon est d'ores et déjà traduit. Le jeu sort cet été (2006)
, à la GenCon USA.
 |
Grog : Selon toi, on peut donc faire d'un jeu de rôle
un produit rentable ?
Sébastien Célerin : En fait, ce n'est pas vraiment la
question. La question est "est-ce que j'ai bien dépensé pour
ce que je peux gagner ?" Par le passé, j'ai participé à des
aventures éditoriales bien moins ambitieuses, en termes de dépenses.
Toutes ont été amorties. Beaucoup ont même été rentables
: Agone, Guildes et Nephilim.
Et pourtant Guildes est
sorti en pleine explosion du phénomène Magic ! Il est tout à fait
possible de produire du jeu de rôle et de ne pas perdre d'argent, et
ce en payant tout le monde. C'est une affaire de projet et de ligne éditoriale.
Une fois que tu acceptes que Dark
Earth ou RétroFutur ne
sont ni Nephilim ni Agone,
et encore moins Cadwallon, ça ne peut que bien se passer. Si tu souhaites
monter une équipe de plusieurs dizaines de personnes pour réaliser
un 352 pages en couleurs, comme Cadwallon, il te faut un grand éditeur,
comme Rackham. Si
tu as envie de partager un univers personnel qui se prête bien à un
traitement noir & blanc, tu peux très bien parvenir à le
faire publier par un distributeur qui le commercialisera sérieusement.
Cependant, tu ne bénéficieras pas d'un regard critique d'éditeur.
Proposer ton projet en ligne pendant quelques mois peut t'aider à y
voir clair et permettre à ton projet de mûrir. |
Grog : un petit mot de la fin pour les futurs joueurs de Cadwallon
?
Sébastien Célerin : A Cadwallon,
tout se paye ! Ton personnage veut un truc, il faut qu'il paye en or sonnant
et trébuchant. Tu veux faire quelque chose avec ton personnage ? Il
faut que tu payes, en sacrifiant des points d'action. Sans compter que tes
contacts, comme tes ennemis, n'ont pas la mémoire courte. Ils te feront
payer
tes écarts de PJ en quête de gloire et de richesse, un jour ou
l'autre.
|
 |